Le 21ème siècle verra-t-il la fin de l’information telle que nous la connaissons ? Les médias traditionnels traversent une crise de confiance avec le grand public. Pas assez d’impartialité. Trop de manipulation de la part des lobbies, des politiques. Trop éloignés des désirs du grand public.
Tels sont les reproches qui leur sont fait et qui conduisent des citoyens à prendre les rennes de l’information et à devenir des journalistes citoyens. Pour le meilleur… et pour le pire.
L’arrivée du journalisme citoyen
Avant l’arrivée d’Internet, et de ce que l’on appelle le web 2.0, l’accès à l’information se faisait de manière passive et celle-ci était le fait de professionnels. Depuis, les choses ont changé. N’importe qui peut poster une vidéo prise par un téléphone portable, rédiger un article polémique, revoir et corriger l’information pour la délivrer sur un blog. En l’espace de quelques années, le spectateur est devenu acteur.
Comment les journalistes peuvent-ils vivre cette intrusion, qui bien souvent se fait sur la base des reproches énoncés plus haut ? N’importe quel journaliste pensant faire son boulot correctement devrait être agacé de voir de nouveaux venus critiquer ce travail et essayer de court-circuiter les médias en délivrant une information le plus souvent teintée d’amateurisme.

Le culte de l’amateurisme ?
Car c’est bien d’amateurisme qu’il s’agit et celui-ci a envahi le web au point de rendre ces nouvelles sources d’informations alternatives de plus en plus incertaines. Ceux qui révolutionnent actuellement le traitement de l’information en proposant au public des sources alternatives ne répandraient-ils pas, d’une certaines manière, la désinformation ? Quel blogueur peut se vanter de réaliser un véritable travail de journaliste en recoupant ses sources ?
Les journalistes sont les seuls responsables du climat de défiance qui peut régner entre eux et leur public, au point que ce dernier se tourne d’avantage sur le web et les médias alternatifs pour se forger sa propre opinion.

Les blogueurs valent-ils mieux que les journalistes ?
Seulement les blogueurs, et plus généralement, les journalistes citoyens (ex : les digg-likes et leurs commentaires), ne traitent pas forcément mieux l’information que leurs concurrents les journalistes. De nombreux sujets le prouvent : politique, people, peopolisation de la politique, science, santé, religion, idéologies…
Le problème d’Internet est qu’il autorise l’anonymat, l’amateurisme, l’absence de source. L’internaute est alors confronté à un choix : croire ce qu’il lit, ou ne pas le croire. Il n’y a pas vraiment de place aux faits et à leur logique. D’un côté il a les journalistes, reprochés d’être peu impartiaux, manipulés, déconnectés. D’un autre côté, les blogueurs, le web et ses nouvelles sources d’informations alternatives qui, à l’extrême, pourraient être tenus par un ado de 13 ans, on y verrait que du feu.
Conclusion
L’internaute a donc le choix de croire ce qu’il lit, ou de ne pas y croire. Le climat de confiance est tel, qu’une fois confronté à ce choix, il se retrouve tout seul. Qui croire ? Est-ce cela, l’avenir de l’information ? D’une certaine manière, en débarquant sur le terrain du journalisme, les blogueurs ont en quelques sortes foutu la merde…
| < Précédent | Suivant > |
|---|



